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Gives you hell || feat Dante

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MessageSujet: Gives you hell || feat Dante Jeu 9 Nov - 14:39
Gives you hell

feat Dante


When you see my face. I hope it gives you hell, I hope it gives you hell. When you walk my way. I hope it gives you hell, I hope it gives you hell. If you find a man that's worth the damn and treats you well. Then he's a fool you're just as well hope it gives you hell. Gives you hell - All american rejects

Le bouche à oreille... on ne peut le nier, c'est fantastique. A peine débarquée en ville qu'une vielle petite dame me contacte pour un problème d'ordinateur. "J'ai cassé internet", m'avait-elle dit au téléphone, apostrophée. C'est mignon mais récurant chez les personnes âgés. Une véritable aubaine car si la petite vieille a apprécié mes services, elle parlera probablement de moi à son comité du troisième âge. Une manière sympathique et facile de récolter de l'argent facile et non déclaré. Toutefois, je ne pouvais m'empêcher d'angoisser à l'idée que Sidney me retrouve de cette manière. D'un autre côté, il n'y a que très peu de chance que ça arrive. Elle ne sait même pas dans quelle ville je me trouve.

Une fois hors de la propriété de madame Thompson, je trottine rapidement jusqu'à mon véhicule, les sens aux aguets. C'est plus fort que moi, j'ai bon essayé de me rassurer, je suis terrifiée à l'idée d'être à découvert. Je le suis d'avantages à l'idée de me retrouver nez à nez avec mon ancienne petite amie. Je m'assure que les portières sont bien verrouillées, les fenêtres bien fermées et forcément, je regarde si personne ne se trouve à l'arrière de mes sièges. Personne. Parfait. Je démarre, la musique Gives you hell du groupe All Americain Reject en fond sonore pour me détendre.  

En quelques minutes à peine, je me retrouve sur Royal Street. L'endroit chic et branché de la Nouvelle-Orléans. L'idée de poser mes fesses au Chocolate & Story me tente bien mais à une heure aussi tardive de la soirée, c'est fermé. Dommage, la petite vieille m'avait chaudement recommandé cet endroit.

— When you see my face. I hope it gives you hell, I hope it gives you hell. When you walk my way. I hope it gives you hell, I hope it gives you hell.

Les yeux rivés sur un p*tain de feu rouge, j'attendais patiemment le moment tant attendu où je pourrais presser le champignon pour décoller. C'est à peu près à ce moment là que ça a dégénéré. Le feu est effectivement passé au vert. J'ai décollé, zieuté dans mon rétro et je l'ai vu. J'aurais juré la voir! Sidney! A la fois paniquée et déboussolée, j'ai tourné ma tête pour m'en assurer mais dans ce même élan, j'ai perdu le contrôle de mon volant. La seconde d'après, je me suis sentie propulsée par le choc que provoque occasionnellement une collision tout en me sentant retenue par ma ceinture de sécurité. Autant vous dire que ce savant mélange n'est en rien agréable.

— Oh la tuile... que je souffle.

Je viens d'emboutir une voiture qui était sagement garée sur le trottoir. Oh la tuile... Vous pensez que si je pars incognito, ça va le faire?




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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Jeu 9 Nov - 16:37

Journée tranquille au commissariat, je n’ai pas eu grand-chose à faire aujourd’hui, c’est frustrant de se sentir aussi peu utile, je n’ai eu qu’à flâner, converser avec le jeune sorcier derrière les barreaux et faire des origami. Voilà l’emploi du temps chargé d’un inspecteur de police. Je n’ai qu’une envie, retrouver mon chez moi et jouer un morceau de violon tranquillement. A la limite, je descendrais peut-être au Bloody Bar faire un tour, boire un coup et voir avec Louis s’il a besoin de moi. Le roi, mon père, sait toujours trouver de quoi m’occuper. Je démarre ma Tesla, parcours quelques rues avant de me laisser aller à un autre de me pêcher. Je m’arrête sur une place de Royal Street ayant repérer un tabac et m’achète un paquet de clopes. Forcément, je suis parti ce matin sans penser à les emmener avec moi et je n’ai pas la motivation d’attendre sagement d’arriver à mon appartement. De retour dans la voiture, j’ouvre le paquet et porte le bâton à mes lèvres lorsqu’un choc se fait sentir.  Je tape mon front contre le volant, écrase et réduit en charpie la cigarette par la même occasion et lâche un des pires jurons que je puisse formuler. Premier réflexe, je fais craquer les jointures de mes doigts, reprends une nouvelle clope et l’allume. Une bouffée et je sors voir les dégâts.

En face, une jeune femme, cramponnée à son volant, le regard un peu paniqué. J’esquisse un sourire, au moins elle ne semble pas blessée. Je retire la cigarette de mes lèvres et m’approche de la blondinette qui semble un peu sous le choc et ouvre sa portière. J’avoue ne même pas avoir pensé à jeter un œil à ma caisse, il faut dire que je m’en fiche, une voiture, c’est une denrée jetable, remplaçable. Je passe une main dans mes cheveux jusqu’à trouver la petite perle de bois qui me conforte lorsque je dois entamer une conversation avec une parfaite inconnue. On ne dirait pas à cause de mon physique, mais je suis un grand timide qui manque cruellement de confiance en soi.

« C’est ce qu’on appelle faire du rentre dedans ! »

Une blessure à mon front, je l’ignore. Les vampires ne saignent pas vraiment et je ne pense pas qu’un peu de sang coagulé à mon arcade sourcilière puisse inquiéter le moindre médecin. Il faut dire que depuis ma transformation, je suis solide et il faut bien plus qu’une petite collision pour me mettre à terre. Je reprends une bouffée et libère la fumée en un soupire blasé. La surprise passée, je la vois qui regarde encore derrière elle, presqu’apeurée. Je ne me savais pas aussi terrifiant, j’espère juste qu’il ne va pas lui venir à l’idée de repartir en marche arrière et partir sans autre. Quoique cela m’éviterai d’avoir à gérer une interaction sociale. Soucieux, j’essaye de trouver de quoi la rassurer ou au moins vérifier définitivement qu’elle n’a rien.

« Vous n’êtes pas blessé ? »

Je fronce les sourcils et l’observe avec plus de minutie, l’obscurité ne me posant aucun souci.

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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Jeu 9 Nov - 19:56
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Oh la tuile! Oh la tuile... OH.LA.TUILE. J'inspire. J'expire. La portière de la voiture emboutie s'ouvre. Oh la tuile. Oh la tuile. Non seulement j'ai abîmé l'auto de quelqu'un mais en plus, ce quelqu'un est déjà à l'intérieur. Impossibilité de fuir. Toujours cramponnée à mon volant, je déglutis difficilement en constatant qu'il s'agit d'un homme. Grand et pas spécialement gringalet. Le genre de mec qui peut facilement m'en retourner une si l'envie lui prend. Sauf qu'il a plutôt l'air commode. Je crois, sans en être certaine, qu'il vient de me sourire. Les psychopathes aussi, ça sourit, avant de tuer sa victime. La tuile... Il s'approche. Pas le choix, je dois assumer mon erreur. J'inspire, j'expire, et j'ouvre ma portière sans pour autant complètement sortir de l'habitacle. Les pieds dehors mais mon fessier toujours sur le siège, j'observe avec méfiance l'inconnu.

— C’est ce qu’on appelle faire du rentre dedans !
— Je ne suis pas douée pour les subtilités, que je répond en quittant définitivement le cocon rassurant de ma voiture.

Je tente un sourire qui se fane aussitôt. Si la femme que j'ai vu est bien Sidney... alors non seulement elle vient d'avoir confirmation de ma présence mais en plus, elle connait le modèle de ma bagnole. Mortifiée à cette idée, je jette des petits coups d’œil derrière moi, dans l'espoir de ne pas la voir.

—  Vous n’êtes pas blessé ?
— Pardon?


Distraite, je n'ai pas compris tout de suite le sens de ses paroles. Ce n'est qu'après avoir moi-même répondu que sa phrase fait sens dans ma caboche. Comprenant ainsi le ridicule de ma question.

— Oh! Non... ça va. Je vais bien. Merci.

La situation pourrait être pire. Il ne semble pas avoir envie de m'arracher la tête. Mieux encore, il semble d'avantages s'intéresser à mon état de santé qu'à sa voiture. Et ce n'est qu'en cet instant que je prend conscience de mon manque de savoir vivre. Le comble pour une ancienne infirmière! Prenant le temps de scruter son visage, je constate une blessure au niveau de son sourcil. Certaines habitudes ayant ainsi la vie dure, je m'approche de l'inconnu, me hissant sur la pointe des pieds pour examiner plus en détail sa plaie.

— Hum... votre blessure ne s'est pas propagée jusqu'à la paupière supérieure et ne semble pas pénétrante avec lésion sous jacente.

Comprenant que j'empiète carrément sur son espace personnel, je me décide enfin à reculer, un sourire gêné s'esquissant sur mes lèvres.

— Toutefois je vous conseillerais de voir un médecin, pour être sûr. On ne sait jamais.

Je semble plus à l'aise que quelques minutes auparavant mais ça ne reste qu'un leur. L'angoisse me noue toujours l'estomac, toutefois, je prend sur moi pour ne pas me retourner et chercher du regard un fantôme du passé.

— Pour votre voiture je suis sincèrement désolée... Je peux vous payer les réparations, si vous voulez... Enfin si vous trouvez un garage qui accepte les crédits...






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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Ven 10 Nov - 0:45

Le rougeoiement de ma cigarette comme seule lumière éclairant mon visage, je ne défronce pas jusqu’à ce qu’elle s’aventure plus proche de mon visage pour observer la plaie que je me serais faite lors de la collision. Mon faciès prend une expression de surprise, mais je la laisse faire. Pour éviter qu’elle ne se brûle, je retire rapidement la clope d’entre mes lèvres et la laisse faire son petit bilan rapide. Je souris lorsqu’elle me propose de carrément aller voir un médecin. Je pense que si un praticien venait à m’ausculter, il aurait bien plus de chose à dire sur mon état cadavérique que sur un simple sourcil ouvert. Sans compter que le temps de m’y rendre, la plaie aura sans doute cicatrisé et qu’il n’aura plus rien à examiner. J’en oublie mes pseudo bonnes manières et reviens à ma vieille habitude de tutoyer tout le monde, on pourra toujours dire que j’ai essayé, mais non, le vouvoiement n’est pas ancré. Il faut dire qu’elle est attendrissante à vouloir à tout prix prendre soin de moi alors que dans l’histoire, elle a plus de chance de s’être blessée que moi. Elle m’arrache un rire léger.

« Hahaha ! Non, t’es gentille, mais ça devrait aller. »

Je porte ma main directrice à mon visage, toujours la cigarette entre les doigts et essuie le sang d’un geste rapide contre mon pouce jusqu’à la naissance de mon poignet. Il est fort probable qu’il n’y ait déjà plus grand-chose à voir. A sa proposition concernant ma voiture, je m’inquiète – pas vraiment – enfin de jeter un œil aux potentiels dégâts. Mon modèle S ne semble pas vraiment endommagé, un coup de peinture noire, un feu arrière éclaté à remplacer et un bump dans la carrosserie à retaper. Elle s’en remettra et moi aussi.

« Si tu fonctionnes par crédit, c’est que tu dois avoir autre chose à faire de ton argent que de juste payer le garagiste pour la voiture d’un autre. T’inquiète donc pas, j’ai tout ce qu’il me faut pour financer moi-même les réparations. »

Je lui adresse un sourire bienveillant. Je ne suis pas un monstre quand même… enfin.. pas de ce genre-là. Je reporte ma cigarette à mes lèvres et prends une grande inspiration de nicotine avant de poursuivre. Je la sens toujours angoissée, même si elle n’en dit rien. Mes yeux verts percent la nuit pour déceler la moindre expression suspecte de sa part qui m’inviterai à fuir le plus loin possible de la jeune femme. Je ne me guérirai jamais, être social, c’est une des tâches les plus éprouvantes pour moi. Je quitte son visage pour porter mon regard sur sa propre voiture.

« Est-ce que ça va aller pour ta voiture ? Elle tire aussi la tête, non ? »

Forcément, si mon feu arrière gauche est touché, c’est le sien avant droit qui a pâti du choc. Heureusement, rien de bien méchant. Je soupire et reporte mes iris sur elle. Si je suis une bille sociale, c’est généralement à ce moment-là que je plante. Je lui proposerai bien de rentrer chez elle et on s’échange juste nos numéros pour se recontacter si besoin.

« Attends. »

Je retourne en silence à ma voiture et déniche un stylo ainsi qu’un bloc de post-it dans ma boîte à gant. Je griffonne sur l’un de ce dernier mon numéro et mon nom que je finis par tendre à la blondinette une fois revenu auprès d’elle.

« Tiens. »

Je ne sais même pas quoi ajouter, je vais pas non plus lui payer ses réparations, mais si elle se sent mal et qu’elle veut m’offrir un verre je ne dirais pas non, plus pour elle que pour moi.
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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Ven 10 Nov - 14:05
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— Hahaha ! Non, t’es gentille, mais ça devrait aller.

Désarçonnée par cette familiarité soudaine, j'hésite entre lui sourire ou lui énumérer le nombre de patients m'ayant dit la même chance avant de se découvrir une commotion cérébrale. Okay. J'exagère peut-être un peu mais on est jamais trop prudent. Et surtout, je n'aimerais pas avoir la mort de cet inconnu sur la conscience.

— Si tu fonctionnes par crédit, c’est que tu dois avoir autre chose à faire de ton argent que de juste payer le garagiste pour la voiture d’un autre. T’inquiète donc pas, j’ai tout ce qu’il me faut pour financer moi-même les réparations.

Il n'a pas tord. J'ai autre chose à faire de mon argent et pourtant, dans tous les cas, je suis bonne pour passer par la case garagiste avant la fin de la semaine. Entre ses ronrons étranges et maintenant ça, c'est presque un signe du destin qui me fait un gros fuck en mode "va au garagiste, morue". Toutefois, je reste soulagée à l'idée de ne pas m'occuper des réparations d'un autre. Un soulagement qui transparaît à travers mon soupir et le sourire qui s'esquisse aussitôt sur mes lèvres. Malheureusement, il s'agit d'un soulagement éphémère et bien moindre en comparaison de cette angoisse persistante. En dépit de mon air prétendument détendue, je peux sentir mon palpitant s'agiter à travers ma cage thoracique.

— Est-ce que ça va aller pour ta voiture ? Elle tire aussi la tête, non ? questionne l'inconnu en regardant l'état de ma bagnole.
— Je suppose...

De nouveau, ses prunelles se posent sur moi. Il a cette façon de me regarder... comme si il cherche à comprendre, à étudier les moindres traits de mon visage et ça me met légèrement mal à l'aise. A moins que je ne sois définitivement trop parano. En tout les cas, je détourne mes iris pour observer la carcasse de ferrailles.

— Attends.

Hum? Attendre quoi? Curieuse, je le regarde partir jusqu'à son auto. Oh non... est-ce qu'il va chopper une arme à feu? Un couteau? Une machette? Ou peut-être un marteau? Oh bon sang. Vous pensez que ma matière grise va recouvrir le bitume d'ici les prochaines minutes? L'idée de remonter dans la voiture et de partir à toute allure m'effleure l'esprit... mais la Raison empiète sur cette possibilité, me laissant clouée sur place. Quand finalement il revient avec seulement un post-it, je me dis que j'ai bien fait de rester sur place.

— Tiens.
— Merci.


Fébrile est ma main qui se tend pour récupérer ce morceau de papier. L'incertitude grandit en moi alors que je plisse les yeux pour déchiffrer ce qu'il y'a de noter. Non pas que ça soit mal écrit mais l'obscurité ne m'aide pas. Si il ne veut pas que je le rembourse, alors pourquoi me donner son numéro de téléphone? La réponse me vint aussitôt et aussitôt, je lève mes yeux vers cet inconnue, étonnée mais surtout gênée.

— C'est gentil... et... Je sais que je vous ai fait un rentre dedans plutôt colossal mais... hum... J'insiste sur le fait que ce n'était pas un plan drague. Je veux dire...

Oui... c'est vrai, ça, Axelonnie... qu'est-ce que tu veux dire, au juste? M'embourbant toute seule dans ce merdier, je finis par me mordre la lèvre afin de me taire quelques secondes.

— Oreski c'est votre prénom ou votre nom de famille? Non je demande, parce qu'en fait vous avez plus la tête à vous appeler Gaspard, ou un truc du genre.

Question conne n'ayant pour but que de changer de sujet. Aussi pitoyable que ma tentative précédente. Les interactions sociales, ce n'est décidément plus mon truc.

— Moi c'est Axelonnie. Juste... Axelonnie. Mais c'est déjà pas mal quand on sait que mon prénom est à rallonge.

Tais-toi, tout de suite. Suffit les conneries, Axelonnie.




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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Ven 10 Nov - 15:51

Surpris par sa réponse concernant une éventuelle tentative de drague, j’explose de rire, incapable de résister. La pauvre petite, si elle savait. Non, elle est sans doute très mignonne, charmante je dirais même, mais il n’est pas venu le jour où je m’intéresserai à une femme. J’imagine très bien Luka se tordre lui aussi s’il regarde la scène. Je calme mon fou rire et reprends avec douceur.

« La plus terrible première approche pour me séduire qu’on aura faite. »

Je lui adresse un sourire taquin accompagné d’un clin d’oeil, je n’ai pas résisté à enfoncer le couteau dans la plaie, mon côté sarcastique qui revient au galop, mais c’était bien trop tentant et puis, j’ai été gentil encore.  La voilà qui rempile, plissant les yeux pour déchiffrer le petit papier que je venais de lui tendre. Ah, mais c’est pour ça qu’elle a dû penser que je la draguais… Je suis bête, cela ne m’a même pas effleuré l’esprit que c’est une façon actuelle peu classe d’aborder les femmes, que je ne cautionne pas, je précise. On ne me retirera pas mon innocence et mon côté bon samaritain, je n’y voyais pas malice, juste mon empathie qui surpasse de loin mon malaise social. Sinon ce serait dire de moi que je fais un piètre séducteur et cela, je n’en sais fichtre rien. J’espère être au-delà de ses pratiques moyen-âgeuse, je sais bien que je suis d’une autre époque, mais je ne suis pas si vieux que cela et j’ai su m’adapter.

« Nom de famille… Gaspard ? Pas mal, j’aime bien, je pourrais peut-être demander à en changer. Et toi ? »

Je doute que dans notre monde, juste Axelonnie soit vrai. On ne survit pas sans un nom de famille pour mettre sur une carte d’identité. Elle ne doit juste pas avoir envie de partager cette information. Réfléchie comme je suis, je me mets direct à m’imaginer mille scénari qui pourrait excuser son ton évasif sur la question de son identité. Je me satisfais d’avance d’avoir accès aux fichiers de la police et je ne me prive pas pour rejeter un coup d’œil sur sa voiture pour mémoriser le numéro de plaque. Je suis un peu trop curieux ? Non, pas du tout. C’est elle qui paraît suspecte, les battements de son cœur qui tambourine à mes oreilles pourraient presque réveiller mon appétit à force. Qu’est ce qui l’effraie tant que ça ? Machinalement, je passe ma langue sur mes canines. Un silence s’installe. Je me baisse pour écraser le mégot sur le goudron. Les voitures continuent de circuler nous contournant et nous jetant des regards noirs. Je range le filtre noirci dans une petite boîte en métal que je sors de ma poche. Si je dois rester sur terre un paquet d’années, autant préserver Mère Nature.
J’adresse aux automobilistes mon plus beau sourire en retour d’un énième klaxon.

« On ferait mieux de garer ta voiture et te dégager de la route si on veut continuer à parler. Quoique t’en as peut-être marre de ta journée et que tu ne rêves plus que de retrouver ton lit. »

Je tire une nouvelle cigarette de mon paquet et l’allume avec nonchalance. Mes ongles noircis rapprochent le bâton contre mes lèvres. Mon vernis se tire, je ferais mieux de le refaire, je n’aime pas paraître négligé. Ce n’est pas comme si mes poumons craignent cet abus. La fumée s’envole en des volutes blanches qui tranchent avec la noirceur de la nuit et je pose à nouveau mon regard sur cette inconnue qui comme à m’intriguer. Après tout, c’est aussi pour cette raison que Louis m’a demandé d’entrer dans la police, investiguer sur le surnaturel et étendre son contrôle sur notre ville de la Nouvelle-Orléans, je ferais un bien mauvais fils si je ne l’aidais pas correctement.
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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Ven 10 Nov - 19:50
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— Nom de famille… Gaspard ? Pas mal, j’aime bien, je pourrais peut-être demander à en changer. Et toi ?

Bonne question... une question à laquelle je ne veux qu'à moitié répondre. Un prénom n'engage à rien. Même mon de famille n'engage à rien. C'est les mettre bout à bout qui devient... intrusive.

— Moi c'est Axelonnie. Juste... Axelonnie. Mais c'est déjà pas mal quand on sait que mon prénom est à rallonge.

Pour que la pilule passe d'avantages, je lui offre mon plus beau sourire. Ou en tout cas, j'essaie. Mais dernièrement, j'ai perdu l'habitude alors forcément, quand j'essaie, on me donne l'air constipé... ou psychotique. Okay. Il détourne le regard pour regarder mon auto... à tous les coups c'est mon sourire qui l'a gêné! Merde, j'ai du lui offrir mon sourire de psychopathe. Fais chier. J'arrête tout de suite, retrouvant un visage aussi neutre que possible. Ne sachant pas sur quoi enchaîner, je croise les bras sous ma poitrine, me contentant simplement de l'observer. Dois-je partir? Rester? L'inviter à prendre un verre? Ah mais si je fais ça... il va peut-être croire que je le drague?

L'attitude d'Oreski éveil ma curiosité. Je veux dire... dans sa globalité il s'agit-là d'un bien étrange personnage. Dans le bon sens du terme. Son calme appel au respect... et visiblement, en plus d'être une personne bienveillante envers autrui, il à l'air d'être éco-responsable. Bon point pour toi, l'ami. Tous comme sa réaction envers les automobilistes pas content. Quoi que d'une certaine manière je pouvais comprendre cette troupe de chauffard. Ma voiture bloque quelque peu la circulation... Donc bon.

— On ferait mieux de garer ta voiture et te dégager de la route si on veut continuer à parler. Quoique t’en as peut-être marre de ta journée et que tu ne rêves plus que de retrouver ton lit.

Me pinçant la lèvre, je prend réellement le temps d'y réfléchir. D'un côté, oui, je meurs d'envie de retrouver mon lit et d'oublier cette foutue journée. D'un autre côté... je suis nouvelle en ville et je ne connais personne. Qu'est-ce que je risque à poursuivre notre discussion? Okay. Je risque plein de choses. C'est peut-être un psychopathe, un nécrophile à l'humour douteux, un tueur, ou un homme marié. Je dois me faire violence. Ré apprendre à nouer des liens sociales. Fût une époque où j'enchaînais les rencontres, bien souvent éphémères mais ô combien salutaire pour mon bien-être.  

— Je vais garer ma voiture, j'arrive tout de suite.

Retournant aussitôt dans mon auto, je m'assure qu'Oreski est hors de portée de roue et je me lance dans un créneau interminable. Quoi? Je ne vous l'ai pas dit? Je suis nulle pour les créneaux et il me faut bien deux minutes pour enfin réussir à garer mon pot de yaourt. Hum. Je ferais mieux la prochaine fois. Attrapant mon sac à main, je quitte l'habitacle pour retrouver l'inconnu qui ne l'est plus réellement.

— Vous en pensez quoi si je vous invite à prendre un verre? Après tout c'est le moindre que je puisse faire pour vous remercier de ne pas m'avoir crié dessus, ni pour avoir voulu me tuer, ni pour m'avoir endetté en me laissant en charge vos futurs réparations. Oh et bien évident je vous laisse choisir l'endroit où on va.

Je le laisse choisir surtout et avant tout parce que je ne connais pas les lieux sympas aux alentours.




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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Ven 10 Nov - 22:19

Je regarde Axel parker sa voiture tout en rejoignant le trottoir. Ma cigarette aux lèvres. Je passe ma main dans mes cheveux et retombe sur la petite perle de bois alors que mes pensées filent à mille à l’heure. Zut, je vais devoir être social un peu plus longtemps et forcer. Je pourrais commencer par lui demander d’arrêter de me vouvoyer… je sais bien que je suis plus âgé qu’elle, mais tout de même. Je pense que je serais un éternel jeune dans ma tête. Ma condition vampirique m’a empêché de vieillir. Dire que si on pousse la réflexion, c’est la manière dont nous perçoit la société qui fait que nous agissons différemment en fonction de notre âge… ok, j’arrête. Je philosophe tout seul dans ma tête là. Je m’amuse à faire des ronds de fumés pour passer le temps, la blondinette me retrouve enfin.

Elle aussi se fait un monde dans sa tête. Je ne vais quand même pas tuer pour si peu… même si la chair de son cou peut appeler à bien des pulsions qu’il me faut taire. Je soupire. Une plus grande inspiration de nicotine s’ensuit, mais ne me fait pas oublier l’appel du sang, il faudra que j’aille me nourrir si je ne veux pas céder malencontreusement. Je suppose que la gestion de l’appétit viendra avec les siècles.

« Je vais finir par crier si tu continues de me vouvoyer, ou alors tu vas voir mon beau visage se rider, ça serait dommage quand même. »

Je continue de triturer ma mèche de cheveux réfléchissant à un endroit pour nous abreuver. Forcément, mon premier réflexe serait de proposer le Bloody Bar… Ma foi, pourquoi pas. Non, la pauvre, je vais l’achever si je l’emmène dans l’antre des vampires, autant me rapatrier sur le Bourbon Jazz Club, cela sera bien plus convenable. Je pose mes iris vertes sur elle, peut-être refusera t’elle vu qu’il faut reprendre la voiture pour s’y rendre. Une seule devrait suffire, je la reposerai à la sienne après.

« Le Bourbon Jazz Club sur Bourbon Street, j’t’emmène, je te ramène promis. »

Je lui adresse un sourire confiant et lui montre ma voiture. Elle hésite, mais finit par me suivre. J’achève rapidement ma cigarette avant de me glisser furtivement jusqu’à mon véhicule. Je m’installe derrière le volant et démarre ma voiture. Il ne nous faut pas plus de cinq minutes pour rejoindre Bourbon Street à cette heure-ci. Au moins, c’est une bonne chose, je déteste être pris dans le trafic.

Je me gare et sort jusqu’à rejoindre le Bourbon Jazz Club. Je me serais sentie bien mieux au bar des Vampires, mais je ne peux définitivement pas faire pénétrer n’importe qui en cet endroit. A peine franchissons nous les portes que les notes d’un saxophone endiablé viennent me titiller les oreilles. J’esquisse un sourire. J’adore la musique, cela me donne systématiquement envie de sortir mon violon pour m’y mettre aussi et libérer la puissance que recèle chaque instrument en son for intérieur. Je nous trouve une table avec une vue agréable sur la scène et fais un signe de la main à un serveur pour qu’il vienne prendre notre commande. Je ne me prive pas de le détailler, un véritable régal pour les yeux, puis rejoins ma nouvelle camarade de beuverie.

« Voilà, tu connaissais ? »

D’un côté, qui ne connaît pas ce bar ? Il est un incontournable de ce qui est représentatif de la Nouvelle-Orléans. Une explosion de culture musicale, avec ses odeurs d’alcool parfumés et enivrantes et la chair fraîche des locaux. Je lui adresse une nouveau sourire. Au moins, si nous n’avons rien à nous dire, je pourrais toujours profiter de la musique. Le serveur revient vers nous, un verre de whisky pour chacun. Je trinque et avale une gorgée généreuse du breuvage. Je préfère de loin le rhum, mais cela serait un sacrilège de ne pas me prendre la spécialité locale alors que je suis ici.
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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Sam 11 Nov - 0:41
Gives you hell

feat Dante


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— Je vais finir par crier si tu continues de me vouvoyer, ou alors tu vas voir mon beau visage se rider, ça serait dommage quand même.

Un faible rire s'échappe d'entre mes lèvres. Effectivement, il serait dommage de voir son visage creusé par les rides. Me mordillant la lèvre, je me fais la promesse silencieuse de cesser de le tutoyer. Je n'aimerais pas l'amener à crier ou à se faner tel un navet. Croyez-le ou non mais les navets se détériorent très vite. Tout à sa réflexion, il se triture les cheveux. Non... pas les cheveux. Une mèche en particulier et ce n'est pas la première fois que je le vois faire. Toutefois, j'étais trop angoissée pour réellement m'y intéressée mais là... ça me frappe et ça m'amuse. Dans l'attente, j'enfonce mes mains dans les poches de ma veste en cuir. Pour sûre, j'aurais du choisir un manteau ou un truc qui tienne réellement chaud. Parce que là, je me sentais refroidir comme les Misters Freeze de mon enfance.

— Le Bourbon Jazz Club sur Bourbon Street, j’t’emmène, je te ramène promis.

J'ouvre la bouche pour répondre et me ravise aussitôt. Bourbon Street... c'est loin d'ici? Visiblement assez pour qu'il propose de nous y emmener en voiture. Hésitante, mon regard navigue entre lui et sa voiture. Est-ce raisonnable d'accepter? Et d'un autre côté, je me sens d'avantages en sécurité en sa compagnie que seule, potentiellement à la merci de Sidney... Si c'est bien elle que j'ai vu.

— C'est d'accord, que je capitule en grimpant dans son auto.

Au cours du trajet, qui ne dure guère longtemps, je demeure silencieuse. Oui... Je me sens d'avantages en sécurité avec lui que seule mais... c'est un peu comme choisir entre la chaise électrique et le truc pour te faire trancher la tête. Au final, t'y reste. Là, c'est pareil. Et si c'était un psychopathe, hein? Okay. Je dois vraiment arrêter de paniquer mais... ça n'en reste pas moins vraie. Y'en a des tonnes des jeunes filles mortes parce qu'elles sont montées dans l'auto du mauvais gars. C'est en partie pour ça que je ne dis rien. Dans ma tête, des milliers de scénarios se jouent et je dois faire appel à toute ma concentration pour essayer de les éclipser à coup de balai imaginaire dans le cul. Ce n'est qu'une fois à l'arrêt devant l'établissement que je me sens soulagée. Il nous a bien conduit à Bourbon Jazz Club. Comme promis.

L'esprit déjà plus léger, je le suis à l'intérieur. Les notes de musiques tournoient à travers cette atmosphère détendue. L'envie de bouger, de boire et de communiquer se propagent et c'est vivifiant. Un regain de bonnes énergies qui réchauffe le cœur et apaise les tensions. Toujours en parfait gentleman, Oreski nous trouve une table où s'installer. J'en profite pour retirer ma veste en cuir, une fois mes fesses posées sur le siège pendant que le brunet interpelle un serveur.

— Voilà, tu connaissais ?

Me mordillant la lèvre, je n'hésite qu'un court instant avant de répondre, un sourire en coin des lèvres.

— Je plaide coupable. Je ne connaissais pas du tout cet endroit... mais je suis contente d'y être ce soir.

A l'arrivée du barman, nous trinquons et m'empresse de goûter ce tord boyaux. Le liquide coule le long de mon gosier, me donnant l'impression d'avaler un débouche évier. L'estomac aussitôt réchauffé et surtout en vrac, je savoure cette sensation unique que seul un bon alcool de fort peu procurer.

— C'est pas mal... mais, pour être honnête...

Un regard à droite, un regard à gauche, et je me penche vers lui comme si je m'apprête à lui confier un terrible secret.

— Je préfère le rhum.

Clin d’œil venant appuyer mes propos, je me redresse et savoure dans une nouvelle gorgée le liquide de fort. Quand je parlais de boire un verre, honnêtement, j'avais songé à un café, un chocolat chaud, ou encore un thé. Voyez? Pas à ça... ça... c'est risqué pour moi car l'alcool a vite fait de délier ma langue.

— J'ai remarqué que tu touchais souvent ta mèche de cheveux, avec cette espèce de boule en bois quand tu réfléchis. J'espère que tu en es conscient sinon tu dois souvent te prendre des déculotter au poker, le taquinais-je un peu, un sourire malicieux en coin des lèvres.

Quoi que... après réflexion, peut-être ne joue t-il pas au poker. Haussant les épaules face à ma propre réflexion, je constate par la même occasion qu'il fait plus chaud qu'il y'a quelques secondes. A moins que ça ne soit l'alcool. Okay. Assurément, fatigue et ventre vide n'est pas la bonne alliance pour tenir le choc.

— Sinon... Tu vis depuis longtemps à la Nouvelle-Orléans?





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MessageSujet: Re: Gives you hell || feat Dante Sam 11 Nov - 1:33

Au moins, maintenant elle pourra dire qu’elle connaît. Le Bourbon Jazz Club est un incontournable autant pour les touristes que pour les résidents.

« Alors je ne regrette pas mon choix ! Tu vas voir, c’est très sympa. »

Je fais tournoyer le liquide au reflet cuivré dans mon verre savourant la sensation perdue de ce genre de liquide. J’ai toujours très bien tenu l’alcool et mon côté vampirique ne m’a pas aidé à atteindre plus rapidement l’ivresse. Bien au contraire. Il y aurait de quoi faire faire plusieurs comas éthyliques à Sylvester Stallone avant que je ne commence à déblatérer des inepties. Sur le ton de la confidence, elle m’avoue son penchant pour le rhum. Mon regard s’illumine et ma bouche forme un « o » parfait. Son clin d’œil m’encourage à me montrer plus sympathique.

« Mais si j’avais su ! Bon et bien le prochain, on se rattrape promis. »

Je rigole à cette coïncidence heureuse. Cette jeune femme est décidément pleine de surprise. Je me délecte déjà de notre soirée si on oubli ma Tesla endommagée, la tournure des évènements s’avère enchanteresse. Je finis cul sec mon verre et fais tinter le contenant lorsqu’il rencontre la table. Fine observatrice, elle note mon tic d’anxiété. Machinalement, je porte ma main à ma chevelure pour atteindre l’objet qui me permet de me focaliser sur autre chose et oublier le stress.

« Oh ! C’est pour cela que je perds à chaque fois. Hahaha ! Non, je ne joue pas, heureusement, je serais effectivement un bien piètre joueur, je préfère de loin me trouver un bon livre pour me distraire. »

Aussi charmante soit-elle, je ne me sens pas à confier de sitôt mon malaise sociétal. Si je pouvais rosir, cela m’aurait presque ramené quelques pigments sur mes pommettes. Je continue mon manège, lorsque la belle me pose une question piège. Certes, cela fait trente-trois ans que je vis à la Nouvelle-Orléans malgré les vingt-sept ans que mon physique laisse transparaître. N’étant pas un fin adepte du mensonge, j’opte pour une réponse sincère.

« À peu près la moitié de ma vie. Et toi ? Tu ne dois pas être là depuis longtemps ou vivre dans une caverne si tu ne connaissais pas ce lieu. »

Je lui adresse un sourire enjoué, à mon tour de percer quelques secrets autour de la mystérieuse jeune femme emboutisseuse de voiture. Voyant qu’elle aussi arrive au bout de son breuvage, je me permets de nous retrouver le beau serveur pour qu’il nous désaltère avec son meilleur rhum. Nos verres en main, nous trinquons une nouvelle fois fièrement.

« A notre rencontre ! »

Je ris avec légèreté avant de porter mon verre à mes lèvres. Ah ! Enfin, je me sens revivre – mauvais choix de mots – après avoir bu du whisky. Je préfère de loin ce divin élixir à la couleur ambrée et aux parfums des caraïbes. J’hume les senteurs qui s’en dégage et fais claquer ma langue. Mon dos s’enfonce dans l’assise de la banquette et je ne réprime pas un énième sourire. Je n’y peux rien je suis comme ça, j’aime sourire. Louis a fortement contribué à me faire aimer cet alcool et je ne suis pas peu fier de partager cela avec le roi.

« De la musique, du rhum, une compagnie charmante. Je serais un ingrat d’en demander plus. »

J’attrape une serviette en papier sur la table et m’amuse à la transformer en grue, un peu bancale dû à la texture du papier, mais reste reconnaissable. La jolie blonde semble bien plus détendue que lorsqu’elle s’est retrouvée enfermée avec moi dans ma voiture. Je ne peux pas lui en vouloir, monter avec un parfait inconnu, je n’aurais pas osé à sa place, quoiqu’avec ma carrure, il n’y pas grand monde qui ait des intentions malveillantes au premier abords et tant bien même, s’il essayait, il se retrouverai délesté de quelques pintes de sang, évanouie dans le caniveau. J’aurais au moins la satisfaction d’étancher ma faim, sans pour autant lui ôter la vie, pas mon genre. Je dépose mon oiseau de papier face à nous avant de reprendre une lampée de rhum.

« Dit moi, qu’est ce qui t’amène dans notre si jolie ville ? »

Je pose mon regard pénétrant sur elle en attendant qu’elle trouve sa réponse apparemment longue à venir. Je ne sais pas quelle gymnastique elle doit effectuer, mais la sensation qu’elle ne me dit pas tout me trotte à nouveau à l’esprit.

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